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Atelier d'histoire

Mercier-Hochelaga-Maisonneuve

École Hochelaga

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En 2014, on apprenait que l’école Hochelaga n’avait pas de moisissure dans ses murs et sa fondation, ce qui permettait de conserver le bâtiment. Mais saviez-vous que dès sa construction, sa solidité était menacée ?

Nécessitant une école, la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM) achète un terrain malgré deux évaluations mettant en garde contre le caractère insalubre et l’inégalité du sol. Enfoncé, le terrain est en proie à l’accumulation d’eau ce qui pourrait causer des problèmes aux fondations d’un bâtiment. Ce n’est pas surprenant car sur le terrain passait le ruisseau Migeon. Au moment de la construction, le ruisseau n’existe déjà plus, mais sa trace oui. Peu importe, en 1922, l’architecte Iréné Vautrin se met au travail. Ouverte un an plus tard en 1923, l’école s’appelle alors «Stadacona», nom de la rue Adam à l’époque.

Comme dans la majorité des écoles du coin, ce sont les Sœurs de Saint Noms de Jésus et de Marie qui s’occupent de l’enseignement, comme de l’organisation de l’école, et ce jusqu’en 1974. Initialement ouverte à tous et toutes, Stadacona devient «officiellement» une école pour filles en 1928, mais «officieusement» les garçons y sont encore acceptés, même s’ils sont en minorité. Ce n’est que 20 ans plus tard, durant l’année 1948-1949, que le contrôle de la mixité est resserré et que les garçons ne sont effectivement plus admis

L’eau pose toujours problème durant la décennie 1930. La Sœur Marie-Agilberte témoigne dans une lettre à la CECM que la cour d’école se voit régulièrement inondée au point ou elle parle d’un «marais». À cause de l’état de la cour, les élèves restent souvent à l’intérieur et s'entassent dans des espaces beaucoup trop petits.

Malgré tout, l’école connaît son premier agrandissement en 1930. Son 4e étage est construit, ce qui ajoute sept nouvelles classes. En 1957, l’école se voit renommée : l’école Stadacona devient l’école Marie-Reine, et enseigne maintenant les niveaux secondaires. Pour l’occasion, le bâtiment subit d’autres changements : on construit une nouvelle bâtisse pour loger les sœurs en 1958 (1655, rue Darling) et un gymnase en 1959 (1630, rue Davidson).

En 1981, l’école connaît de grands changements. Dû aux nombreuses fermetures dans la CECM, on transforme l’école secondaire Marie-Reine en une école primaire qui accueillent les autres enfants du quartier qui sont nouvellement sans école. C’est à ce moment qu’elle prend le nom d’Hochelaga. Elle est alors la seule école primaire de la paroisse de la Nativité. Déjà durant la décennie 1980, on reproche à l’école l’état de la peinture, mais ces critiques s’accentuent durant la décennie 1990 alors que l’état général de la construction s'avère de plus en plus incommodant. En décembre 2011, les élèves et le personnel sont déplacés d’abord brièvement dans des centres communautaires du quartier, afin de nettoyer la moisissure, mais on se rend rapidement compte qu’on ne reviendra pas de sitôt dans l'école. Le bâtiment vide est toujours debout sur la rue Adam, entre Darling et Davidson.

Image : École Hochelaga en 1994, Fond du Collectif en aménagement urbain d'Hochelaga-Maisonneuve, Atelier d'histoire MHM

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