Le Parti Québécois participe à ses premières élections en avril 1970. Malgré de bons résultats (23 % des votes), seulement sept députés sont élus, dont un dans Maisonneuve : Robert Burns.
Né en 1936, il grandit à Pointe-Saint-Charles. Après des études en droit à Université de Montréal, il commence sa carrière au Conseil des syndicats nationaux (CSN) comme conseiller technique. Il intervient dans plusieurs conflits de travail, dont certains à Maisonneuve, comme la grève à la biscuiterie Viau en 1963 ou celle de la Standard Paper Box en 1968.
Son engagement dans Maisonneuve forge sa réputation de négociateur et de leader. Il est alors approché par le Parti Québécois pour les élections de 1970 et, malgré sa réticence, accepte de se présenter, encouragé par les militants syndicaux du quartier.
Après la grande victoire électorale du Parti Québécois en 1976, Robert Burns est nommé ministre. À ce poste, il est responsable des promesses liées à la réforme électorale et aux réformes parlementaires. En 1977, notamment, il chapeaute la « Loi sur le financement des partis », qui restreint les contributions financières des corporations, des entreprises et des syndicats. Il appuie aussi la télédiffusion des débats de l’Assemblée nationale, garantissant une plus grande transparence démocratique et permettant, plus tard, des moments inoubliables à Infoman lors de la revue de fin d’année. D’autres réformes qu’il soutient ne voient toutefois pas le jour, comme le scrutin proportionnel.
À la suite de problèmes de santé, il quitte la politique en 1979. Il devient juge au Tribunal du travail de 1980 à 2001. Il décède en 2014. Une place dans Maisonneuve est nommée en son honneur en 2018.
Auteur : Matthieu Mazeau
Image : Robert Burns, leader parlementaire et ministre d'État à son bureau du Parlement, 27 janvier 1977. BANQ, Fonds Ministère des Communications.
Publication originale : Facebook, Atelier d'histoire Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, 13 mai 2026
